Reproductive Exile, Lucy Beech

Reproductive Exile retrace l’histoire d’une femme qui, dans le cadre d’un programme d’assistance médicale à la procréation, a entamé un processus l’ayant conduit dans différents pays. Monté en boucle, le film est caractérisé par le mouvement continu de corps et…

Reproductive Exile retrace l’histoire d’une femme qui, dans le cadre d’un programme d’assistance médicale à la procréation, a entamé un processus l’ayant conduit dans différents pays. Monté en boucle, le film est caractérisé par le mouvement continu de corps et de substances biogénétiques traversant des frontières (physiologiques et géographiques), suggérant le piège d’un périple sans fin. L’histoire révèle la dépendance de la protagoniste à une chaîne de corps féminins humains et non-humains, liés de façon invisible par la production d’hormones sexuelles essentielles au mécanisme de la reproduction. Le film met en évidence les biais propres à la recherche biomédicale, ainsi que les complexités intrinsèques au droit à l’identité.

“Reproductive Exile” a été produit en 2018 par la Fondation à l’occasion de l’exposition “Le Centre ne peut tenir”.

Lucy Beech’s new film Reproductive Exile follows the fictional story of a woman embarking in cross-boarder assisted reproduction. Whilst considering the gender bias in biomedical research the looping film is characterised by the entrapment of a perpetual journey and reveals the protagonists’ dependency on an intricate constellation of invisible female bodies; human and non-human, that work, care, constitute and provide for her reproductive journey. These bodies are invisibly linked by the production and sharing of animal and human sex hormones central to reproductive technologies.